Worker Buyouts – WBOs

Définition
Les reprises d’entreprises par les salariés désignent des processus par lesquels la propriété d’une entreprise est transférée partiellement ou totalement à ses employés par achat ou reprise, puis réorganisée sur une base collective. Dans ce modèle, les travailleurs deviennent à la fois propriétaires et gestionnaires de l’entreprise.

Champ
Les reprises d’entreprises par les salariés apparaissent généralement dans des situations de crise, de faillite ou de fermeture imminente. Ces processus se réalisent par la mobilisation de ressources individuelles ou collectives des travailleurs et, dans certains cas, par l’accès à des mécanismes de soutien public. Les entreprises reprises fonctionnent souvent sous forme coopérative.

Distinction
Les reprises d’entreprises par les salariés se distinguent des autres formes de production collective sur les points suivants :
La propriété est acquise par des mécanismes formels d’achat ou de transfert.
Le processus se déroule généralement dans des cadres juridiques et institutionnels.
Les relations de marché et les conditions de concurrence demeurent déterminantes.
En ce sens, contrairement à l’autogestion ouvrière ou aux occupations d’usines, les reprises par les salariés sont souvent considérées comme un modèle plus institutionnalisé et intégré au marché.

Exemple historique
Parmi les formes institutionnalisées de reprises par les salariés figurent les Sociedades Laborales en Espagne, les coopératives créées dans le cadre de la loi Marcora de 1985 en Italie, le modèle SCOP (Sociétés Coopératives de Production) en France et le système ESOP (Employee Stock Ownership Plan) aux États-Unis. Ces modèles offrent des cadres importants pour la participation des travailleurs à la propriété des entreprises dans différents contextes nationaux.

Évaluation
Les reprises d’entreprises par les salariés constituent une alternative importante pour la préservation de l’emploi et la continuité des entreprises. Toutefois, les conditions du marché, les besoins de financement et les défis de gestion représentent des limites importantes. Ainsi, bien qu’elles constituent une forme de propriété collective, elles ne correspondent pas nécessairement à des pratiques complètes d’autogestion.

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